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				<title>philo91</title> 

				<link>http://hum-hum.monblogue.com/</link> 

				<description>bases de réflexion</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
					<item> 

						<title>Vigilant-Observateur-Témoin</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2008/07/19#177610</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;../images/hum-hum/Mawlana_rumi.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sois vigilant si tu veux éveiller ton coeur, car chacun de tes actes génère quelque chose en toi. Et si tu restes vigilant plus longtemps encore, tu iras au-delà de la méditation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Rumi&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Réflexions sur le capitalisme moderne P91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2008/07/13#177224</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le libre arbitre n'oriente en rien notre bien-être si nous ne le prenons en main ainsi la droite ou la gauche. Mais de ce temps-là, admettons que la droite vit énormément d'insécurité et pour soulager son malaise se lance vers le buffet pour se sécuriser et ne laisse que des miettes.&lt;BR&gt;Le malaise vient de l'insécurité des repus.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;------------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les privilégiés ne sont pas nécessairement des dominants. Ils ne sont pas plus intelligents, ils n'ont pas plus de qualité humaine que la moyenne des gens. Non, ce qui les rends dominants, c'est le système capitaliste qui les appuie et la culture de colonisé dans lequel on baigne.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-----------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les succès passés du capitalisme étaient dus en partie au fait que les états-nations avaient graduellement élaborés des mesures pour freiner ou tempérer ses excès. L'émergence d'un capitalisme financier global extrêmement dynamique demande la mise en place de nouvelles structures pour discipliner ce secteur. Ce capitalisme ne s'auto-disciplinera pas. Nous avons besoin de leaders politiques qui ne se laisseront pas intimider par la vulgate néo-libérale du &quot;laisser-faire&quot; et qui auront la clairvoyance nécessaire pour travailler à re-domestiquer le capitalisme...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-----------------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une des raisons de la bulle immobilière est le fait qu'au USA les payements hypothéquers bénéficient des avantages fiscaux, - voyez tous ces stars hollywoodien qui se sont achetés des immenses maisons. C'est a dire que c'est encore l'intervention de l'état qui a contribue a cette crise la. On ne serait pas rendu la si la taxation était unique pour tout le monde.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;N'oublions pas que la plupart des travailleurs québécois participent au marche financier a travers leurs fonds de pension, les fond de pension étatique AUSSI que ceux gérés par les syndicats. Ces fonds-la sont des puissants actionnaires qui influencent notamment la politique de rémunération des PDGs. C'est a dire il y a de quoi a gagner pour le 'peuple' si le peuple commence de regarder de plus près a qui il laisse gérer ses affaires commencent au niveau local au lieu d'accuser le mythique capitaliste&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-------------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce n'est plus vraiment un capitalisme pour améliorer les conditions de vie des gens. C'est devenu un capitalisme d'intégriste entre les mains d'une minorité qui en tirent le plus de satisfaction. Les politiques sont devenus un peu comme un bloc de pierre que les intégristes capitalistes cherchent à mouler à sa façon. On se sert souvent des mots et des situations hors contextes pour manipuler les gens à devenir eux aussi des intégristes au service de la cause.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-----------------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est temps que nous cessions d'avoir honte de parler de la gauche en politique maintenant que tous les tenants d'une plus grande justice sociale, d'une répartition équitable de la «richesse» et d'un État qui saurait concilier règles et liberté rejettent l'idée d'une gauche autoritaire, voire totalitaire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-------------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le crédit à risque est nécessaire. Une chasse s'opposant à toute forme de risque est éminemment nocive pour notre société. C'est cequi se passe en ce moment sur les marchés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;----------------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est qu'existe encore en Europe une tradition de la colère et de l'action, de prise en main dans le risque et l'affrontement de ses propres intérêts. &lt;BR&gt;En Amérique du Nord, on se résigne, espérant que les législateurs seront animés de la même indignation; nous déléguons aux juges, aux lois et aux Parlements nos déceptions et nos pertes. Puis nous nous vengeons sur les politiciens, jamais sur ceux qui sont à la source des injustices.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;=============&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sources diverses&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La physique quantique   P91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2008/06/16#174271</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;En fait, les lois de la physique classique s'appliquent aux objets qui se déplacent à faible vitesse -- ce qui est le cas de ce qui se passe au quotidien. Toutefois, comme l'a démontré Einstein avec la relativité, tout change à grande vitesse, dont le concept même du temps immuable. Lorsque des corps se déplacent, il faut par conséquent apporter des corrections aux lois de Newton.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«La relativité, si vous voulez, offre une correction à la physique de Newton, explique le professeur. Mais elle n'en demeure pas moins une correction, tandis que la mécanique quantique est un changement complet de perspective. Il ne s'agit pas de corriger la physique selon Newton, mais de tout recommencer.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De surcroît, poursuit-il, la physique quantique n'a jusqu'à présent jamais été prise en défaut, quelles qu'aient été les expériences faites pour la mettre à l'épreuve.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/05/28/191586.html&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2008/05/28/191586.html&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;----------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Introduction&amp;nbsp; [modifier]&lt;BR&gt;Fille de l'ancienne théorie des quanta, la mécanique quantique fixe un cadre mathématique cohérent qui a permis de remédier à tous les désaccords entre certains résultats expérimentaux mis en évidence à la fin du XIXe siècle et les prédictions théoriques correspondantes de la physique classique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La mécanique quantique a repris et développé l'idée de dualité onde-particule introduite par de Broglie en 1924 consistant à considérer les particules de matière non pas seulement comme des corpuscules ponctuels, mais aussi comme des ondes, possédant une certaine étendue spatiale (voir Mécanique ondulatoire). Bohr a introduit le concept de « complémentarité » pour résoudre cet apparent paradoxe : tout objet physique est bien à la fois une onde et un corpuscule, mais ces deux aspects, mutuellement exclusifs, ne peuvent être observés simultanément[1]. Si l'on observe une propriété ondulatoire, l'aspect corpusculaire disparaît. Réciproquement, si l'on observe une propriété corpusculaire, l'aspect ondulatoire disparaît.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En 2007, aucune contradiction n'a pu être décelée entre les prédictions de la mécanique quantique et les tests expérimentaux associés. Ce succès a hélas un prix : la théorie repose sur un formalisme mathématique abstrait, qui rend son abord assez difficile pour le profane.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;Quelques exemples de succès&amp;nbsp; [modifier]&lt;BR&gt;Historiquement, la théorie a d'abord permis de décrire correctement les structures électroniques des atomes et des molécules, ainsi que leurs interactions avec un champ électromagnétique. Elle permet également d'expliquer le comportement de la matière condensée, notamment :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;la structure des cristaux et leurs vibrations ; &lt;BR&gt;les propriétés de conductivité électrique et de conduction thermique des métaux grâce à la théorie des bandes ; &lt;BR&gt;l'existence et les propriétés des semi-conducteurs ; &lt;BR&gt;l'effet tunnel ; &lt;BR&gt;la supraconductivité et superfluidité. &lt;BR&gt;Un autre grand succès de la mécanique quantique fut de résoudre le paradoxe de Gibbs : en physique statistique classique, des particules identiques sont considérées comme étant discernables, et l'entropie n'est alors pas une grandeur extensive. L'accord entre la théorie et l'expérience fut rétabli en tenant compte du fait que des particules identiques sont indiscernables en mécanique quantique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La théorie quantique des champs, généralisation relativiste de la mécanique quantique, permet quant à elle de décrire les phénomènes où le nombre total de particules n'est pas conservé : radioactivité, fission nucléaire (c'est-à-dire la désintégration du noyau atomique) et fusion nucléaire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;Définition&amp;nbsp; [modifier]&lt;BR&gt;L'intrication est un état quantique (voir aussi fonction d'onde) décrivant deux systèmes classiques (ou plus) non factorisables en un produit d'états correspondant à chaque système classique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Deux systèmes ou deux particules peuvent être intriqués dès qu'il existe une interaction entre eux. En conséquence, les états intriqués sont la règle plutôt que l'exception. Une mesure effectuée sur l'une des particules changera son état quantique selon le postulat quantique de la mesure. Du fait de l'intrication, cette mesure aura un effet instantané sur l'état de l'autre particule, même si la ligne d'univers qui relie les deux évènements &quot;mesure 1&quot; et &quot;mesure 2&quot; de l'espace-temps est une courbe de genre espace ! Par suite, le fait que la mécanique quantique tolère l'existence d'états intriqués, états ayant effectivement été observés en laboratoire et dont le comportement est en accord avec celui prévu par la mécanique quantique (voir l'expérience d'Aspect), implique que la mécanique quantique est une théorie physique non-locale. Néanmoins, il est incorrect d'assimiler ce changement d'état à une transmission d'information plus rapide que la vitesse de la lumière (et donc une violation de la théorie de la relativité). La raison est que le résultat de la mesure relatif à la première particule est toujours aléatoire, dans le cas des états intriqués comme dans le cas des états non-intriqués. Il est donc impossible de « transmettre » quelqu'information que ce soit, puisque la modification de l'état de l'autre particule, pour immédiate qu'elle soit, conduit à un résultat de la mesure relatif à la seconde particule qui est toujours aussi aléatoire que celui relatif à la première particule. Les corrélations entre les mesures des deux particules, bien que très réelles et mises en évidence dans de nombreux laboratoires de par le monde, resteront indétectables tant que les résultats des mesures ne seront pas comparés, ce qui implique nécessairement un échange d'information classique, respectueux de la Relativité (voir aussi le Paradoxe EPR).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La téléportation quantique fait usage de l'intrication pour assurer le transfert de l'état quantique d'un système physique vers un autre système physique. Ce processus est le seul moyen connu de transférer parfaitement l'information quantique. Il ne peut dépasser la vitesse de la lumière et est également « désincarné », en ce sens qu'il n'y a pas de transfert de matière (contrairement à la téléportation fictive de Star Trek).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cet état ne doit pas être confondu avec l'état de superposition. Un même objet quantique peut avoir deux (ou plus) états superposés. Par exemple un même photon peut être dans l'état &quot;polarité longitudinale&quot; et &quot;polarité transversale&quot; simultanément. Le chat de Schrödinger est simultanément dans l'état &quot;mort&quot; et &quot;vivant&quot;. Un photon qui passe une lame semi-réfléchissante est dans l'état superposé &quot;photon transmis&quot; et &quot;photon réfléchi&quot;. C'est uniquement lors de l'acte de mesure que l'objet quantique possédera un état déterminé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans le formalisme de la physique quantique, un état d'intrication de plusieurs objets quantique est représenté par un produit tensoriel des vecteurs d'état de chaque objet quantique. Un état de superposition ne concerne qu'un seul objet quantique (qui peut être une intrication), et est représentée par une combinaison linéaire des différentes possibilités d'états de celui-ci.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;wikipedia&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les femmes ont des intérêts différents</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2008/05/30#172361</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;Se tirer dans le pied&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est une idée qui mérite urgemment d'être corrigée: celle selon laquelle le nombre de femmes exerçant des professions traditionnellement masculines serait un indice de l'avancement de leur marche émancipatoire. À quoi cela peut-il bien servir de s'aveugler sur le fait que les hommes et les femmes ont des intérêts différents, ne voient peut-être pas la place que doit prendre leur travail dans leur vie de la même manière, ne sont pas attirés par les mêmes domaines? Moins de femmes que d'hommes s'intéressent peut-être, par exemple, à la politique, ou à l'enseignement de certaines disciplines: ET ALORS?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En quoi cela justifie-t-il le fait de privilégier l'embauche de femmes, d'augmenter à tout prix (même à celui de la compétence) leur nombre au sein d'un cabinet, ou de vouloir absolument avoir des départements formés de moitié par des femmes? Le résultat d'une telle démarche est en réalité tout à fait contraire au but prétendument souhaité: on se retrouve avec des ministres et des enseignantes qui ne sont pas à leur place, qui se sont rendues là pour la mauvaise raison, c'est-à-dire parce qu'elles sont femmes, et non parce qu'elles ont précisément les qualités et compétences requises pour bien remplir leur fonction. Cela ne peut que donner l'impression que les femmes ne devraient peut-être pas occuper de tels postes. Les personnes devraient n'être engagées qu'en raison de leur compétence, et si cela signifie qu'il y aura dans certains domaines moins de femmes que d'hommes, au moins celles qui se rendront là pourront montrer au monde à quel point une femme peut accomplir aussi bien et parfois mieux les tâches qui sont le plus souvent confiées à des hommes. Vous jugerez peut-être ces propos comme étant conservateurs et réactionnaires, pour ma part je crois qu'ils participent d'une réflexion qu'il faut plus que jamais mettre en oeuvre: celle qui nous conduira, les femmes, à nous connaître, pour mieux nous affirmer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Stéphanie Grimard, Étudiante à la maîtrise en philosophie à l'Université Laval Québec&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Mai 68, ou le triomphe de l'individualisme</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2008/05/28#172128</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Christian Rioux &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Car l'individualisme n'exclut pas la morale, dit-il. «L'individualisme rejette les structures traditionnelles. Mais ce n'est pas l'égoïsme non plus. Jamais les sociétés n'ont été aussi altruistes. Jamais la famille ne s'est aussi bien portée. Évidemment, on divorce parce qu'on a fondé la famille sur l'amour. Mais, aujourd'hui, tout le monde veut se marier, même les prêtres et les homosexuels. Quant aux enfants, ils sont chéris comme jamais. Jamais le caritatif et l'humanitaire n'ont été aussi développés. Jamais on n'a été aussi soucieux des autres qu'aujourd'hui.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«C'est avec l'individualisme qu'est né le regard décolonisateur. Jamais les droits de l'homme n'ont été une religion laïque aussi puissante qu'aujourd'hui. La société contemporaine, c'est la reconnaissance de l'altérité des cultures jusqu'au politically correct. Constamment, du matin au soir, on s'interroge sur les pauvres, les handicapés, l'antiracisme, l'échec scolaire.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si le capitalisme déconstruit la figure traditionnelle du sacré, il en réinvente une nouvelle, dit Ferry. «Un sacré à visage humain.» Un sacré dont Mai 68 a probablement été aussi l'expression. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;http://www.ledevoir.com/2008/05/26/191350.htm&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le pouvoir du moment présent</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2008/05/07#169697</link> 

						<description> 
 de Eckhart Tolle&lt;BR&gt;Pour entreprendre ce périple vers le pouvoir du moment présent, il nous faut laisser derrière nous notre esprist analytique et le faux moi qu'il a créé, c'est-à-dire l'égo. Retrouver la conscience de l'Être et se maintenir dans cet état de réalisation...&lt;BR&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Il y a cinquante ans, la valeur de la vie humaine était différente.p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/12/01#154699</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Dans son ouvrage, Klein nous livre une révélation ahurissante : les défenseurs et les instigateurs de la « doctrine du choc » préconisée par Friedman étaient, et sont toujours, étroitement associés aux équipes de la CIA (voir le manuel Kubark (7) ) qui travaillent sur les techniques d’interrogatoire coercitif de prisonniers en état de choc physique – c’est-à-dire de torture.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les deux types de chocs sont différents et ont des effets dévastateurs différents. L’un est solitaire et physique. L’autre, collectif et ontologique. Le premier est infligé impitoyablement au moyen d’électrochocs (objet d’études assidues de la part de la CIA depuis les années 1950) et par privation sensorielle. Le second, par la mise en scène contrôlée d’un effondrement économique, le démantèlement de toutes les infrastructures sociales existantes, la synchronisation bien calculée d’une période de pauvreté abjecte et de panique, après quoi on sort du bois cyniquement avec de fausses promesses à la main. Ces deux types de chocs ont cependant un seul et même objectif : écraser toute résistance ; et, pour ce faire, on commence par détruire le sens de l’identité du sujet.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ceux qui administrent les chocs – qu’il s’agisse de tortionnaires, d’économistes ou d’épouvantails – ont appris, après un demi-siècle d’expérimentations, que la façon la plus efficace de détruire le sens de l’identité des gens consiste à démanteler et à fragmenter systématiquement l’histoire de leur vie qu’ils s’étaient racontée jusque-là, soit à effacer le passé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une fois le passé effacé, n’importe quel slogan politiquement pourri, malgré l’innocence qu’il affichera, fera l’affaire : l’heure est au changement, prenons un nouveau départ, repartons de zéro. Ainsi va la démagogie du néolibéralisme.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mme Ségolène Royal et M. Sarkozy – avait ceci de frappant qu’il rejetait toute explication. Aucun des deux n’expliquait ce qui se passait dans le monde, l’influence de ces événements sur la France ou leurs conséquences prévisibles, et les choix susceptibles d’en découler. Ni l’un ni l’autre n’avait de carte géographique. Et ils n’avaient pas de carte parce qu’ils n’osaient pas parler de vies situées dans l’histoire, des histoires que les gens se racontent pour donner un sens à leur combat pour vivre. Et ce face à un électorat qui était, du moins jusqu’à il y a peu, le plus politisé d’Europe !&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une telle conspiration du silence change profondément la nature d’une élection. Le premier principe démocratique oblige les élus à être comptables envers ceux qui les ont élus : leur façon de gouverner doit être jugée par ceux qu’ils gouvernent. En d’autres termes, l’électeur interroge l’élu, et ce questionnement joue un rôle à long terme dans la prise des décisions. Une dialectique de discussion remplace l’obéissance aveugle, non démocratique. Si les candidats n’exposent pas dans ses grandes lignes leur vision de l’époque dans laquelle ils vivent et ne présentent pas la stratégie qu’ils proposent pour survivre, si cela reste non dit et non lu, l’électorat ne peut pas remplir son rôle dialectique, car il n’y aura eu aucun dialogue sur l’essentiel. Lorsqu’un candidat est, ou prétend être, sans carte, les électeurs sont réduits à l’état de chevaux de trait.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Leur conspiration du silence ressemblait à un accord tacite : lorsque chaque spectateur est un client, le débat se réduit à une compétition entre styles, le dernier sondage compte plus que de proposer une vision de l’avenir, et l’autopromotion s’impose. Les deux candidats se sont adressés aux différentes peurs, aux chocs particuliers que ressentent différentes couches de la population, en promettant de ne jamais les oublier, sans se référer un seul instant à l’ensemble et sans poser la question, avec les gens, à leurs côtés : que se passe-t-il dans le monde ? Le boniment est inconséquent et martelé avec assurance, car il sait déjà exactement où il veut en venir. Les deux candidats voulaient obtenir la même chose : faites-moi confiance et fiez-vous à mes promesses.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une lecture de l’histoire implique, au contraire, de partager la prise en compte des événements, de leurs causes et de leurs conséquences, de discuter des marges de manœuvre possibles (l’histoire est rarement généreuse), et ensuite de présenter une politique et de l’expliquer. Les promesses proférées sans passer par là sont toutes délinquantes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il y a cinquante ans, dit Alexandra, la valeur de la vie humaine était différente.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je regarde à nouveau le visage d’Alexandra, assise dans le jardin, et je me souviens d’une phrase d’Anton Tchekhov, qui était lui aussi médecin. « Le rôle de l’écrivain est de décrire une situation avec une telle véracité (...) que le lecteur ne peut plus s’en échapper. » Aujourd’hui, forts de nos expériences vécues dans l’histoire, que les machines politiques essaient d’effacer, nous devons être à la fois ce lecteur et cet écrivain... C’est en notre pouvoir.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/BERGER/15005&quot;&gt;http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/BERGER/15005&lt;/A&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le message prémonitoire des Indiens d'Amérique</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/09/28#149827</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;BR&gt;&quot;Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Seattle, chef indien Suquamish &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Standing Bear, chef Lakota (Sioux)&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars !&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Chiyesa, écrivain indien contemporain &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.alterinfo.net/Le-message-premonitoire-des-Indiens-d-Amerique_a7738.html?PHPSESSID=4ee0449cd54980d3717ffb6cf9986c73&quot;&gt;http://www.alterinfo.net/Le-message-premonitoire-des-Indiens-d-Amerique_a7738.html?PHPSESSID=4ee0449cd54980d3717ffb6cf9986c73&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>«À nous, le monde !»</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/06/28#143046</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé le jour de la Fête nationale. C’était le début de l’été, c’était la fin de l’école, c’était la Saint-Jean-Baptiste. C’était le jour où mon grand-père sortait son drapeau du Québec et le faisait flotter au-dessus du balcon frais peint, c’était le jour où les gens dansaient dans la rue, un jour de fanfare, de musique et de bonbons. Mais surtout, c’était le jour où les grandes personnes se parlaient entre elles, où le voisin, cet illustre inconnu qu’on n’avait pas revu depuis le début de l’hiver, venait piquer une jasette sur le bord de la clôture. C’était un jour fraternel.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me sens privilégié de vivre ici. De partager ce territoire, ce bout d’histoire et cette façon de vivre avec vous tous. On passe 364 jours par année à se parler de tout ce qui ne va pas, à parler de ce qui nous sépare et de ce qui nous déchire. Nos tragédies, nos angoisses, nos déceptions. Mais au jour de la Fête nationale, faudra parler de tout ce qui nous unit, de tout ce qui est joli dans cette vie que l’on se construit dans le nord-est de l’Amérique. Faudra parler et prendre acte du fait que notre nation prend de plus en plus sa place dans le monde et que sa belle voix se fait entendre clairement dans le concert des nations. C’est la voix d’un peuple généreux, curieux et aventurier. La voix d’un peuple en survivance, créateur et talentueux. Une voix qui porte en elle la chaleur « torrieuse » de l’été et la gravité de l’hiver, une voix douce, féminine et virile. Cette même voix que Vigneault n’aura jamais fini d’entendre. Cette voix qui vous dit qu’on est là, qu’on existe et que chacun est le bienvenu à notre table. &lt;BR&gt;La voix de la nation québécoise.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;luc picard&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La Philosophie éternelle</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/04/16#138524</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=5&gt;L&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;&lt;FONT size=2&gt;a doctrine suivant laquelle Dieu peut être incarné sous forme humaine se rencontre dans la plupart des principaux exposés historiques de la &lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=2&gt;Philosophia Perennis, &lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=2&gt;dans l'hindouisme, dans le bouddhisme mahayana, dans le christianisme et dans le soufisme... Mais parce que les chrétiens ont cru qu'il n'y avait eu qu'un seul avatar, l'histoire chrétienne a été déshonorée par des croisades, des guerres entre sectes, des persécutions et un impérialisme prosélytisant, plus nombreux et plus sanglants que ne l'ont été l'histoire de l'hindouisme et celle du bouddhisme. [...] Si l'apparition de l'avatar sur la scène de l'histoire est d'une importance énorme, cela tient à ce que, par son enseignement, il indique [...] le moyen par lequel les êtres humains peuvent &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;A href=&quot;http://www.aboutadidam.org/french/trois_paradigmes/index.html#transcendance&quot;&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;transcender&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;&lt;FONT size=2&gt; les limites de l'histoire.&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt; 
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;B&gt;Aldous Huxley, &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;A href=&quot;http://www.amazon.fr/dp/0060901918?tag=thepracticals-20&amp;amp;creative=374929&amp;amp;camp=211189&amp;amp;link_code=as2&amp;amp;creativeASIN=0060901918&quot; target=_blank&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;La Philosophie éternelle&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=2&gt;(en anglais: &lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;The Perennial Philosophy)&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

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					<item> 

						<title>LES SEPT STADES DE LA VIE</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/04/16#138523</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://monblogue.branchez-vous.com/images/hum-hum/Capture_04162007_072114.JPG&quot;&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Aller chercher les intellectuels, les sortir de leur mutisme p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/04/04#137816</link> 

						<description> 
 &lt;FONT size=2&gt;
&lt;P&gt;Les intellectuels, ces déchets de la société&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Francis Halin, Auteur-compositeur-interprète et candidat à la maîtrise au département de langue et littérature françaises de l'université McGill &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Intellectuels: ils sont plutôt le déchet de la société, le déchet au sens strict, c'est-à-dire ce qui ne sert à rien, à moins qu'on ne les récupère.» - Roland Barthes&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si les mots du penseur français Roland Barthes sont encore d'actualité, c'est que l'homme, sémiologue érudit mais aussi homme du monde, avait trouvé les moyens de discuter avec son époque. Il est vrai que l'intellectuel québécois attend trop souvent qu'on aille le chercher avant de se prononcer sur un sujet, épineux ou non. En ce sens, l'entreprise de Gérard Bouchard est honorable et bénéfique; il faut en effet aller chercher les intellectuels, les sortir de leur mutisme. Le Québec a son lot de poètes et de penseurs qu'on aurait avantage à écouter. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En France, Alain Finkielkraut vend ses livres dans les bureaux de tabac. De son côté, Pascal Bruckner s'adapte aussi en parlant de sujets plus accessibles comme le bonheur dans ses réflexions. Le philosophe Luc Ferry a tenté sa chance et s'est même rendu jusqu'au ministère français de l'Éducation. L'hermétique Jacques Derrida adaptait ses réflexions pour Le Monde diplomatique. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le but n'est pas ici de démontrer que la France est meilleure que le Québec à ce titre. Notre pays possède ses grands penseurs. On aimerait seulement lire et entendre plus souvent des gens comme Pierre Vadeboncoeur, par exemple. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'infinie faute des médias &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il est clair que la convergence des médias est néfaste pour la tenue de débats; les démonstrations ont d'ailleurs été faites maintes fois. Or l'intellectuel n'a-t-il justement pas le devoir d'aller au-delà de ces grandes constatations unanimement admises? L'excuse des médias de masse ou encore de la crise contemporaine de la désillusion ne suffit plus pour comprendre le monde contemporain. De nouvelles solidarités virtuelles se tissent et les intellectuels semblent être dépassés par ces événements. Heureusement qu'il y a encore des Ignacio Ramonet ou des Gil Courtemanche pour parler du monde au lieu de commenter ses faiblesses! &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En ce sens, la métaphore équestre de Gérard Bouchard tentant d'expliquer ce phénomène est surprenante: «Nous perdons le monopole de la parole parce que d'autres joueurs sur l'échiquier intellectuel ou culturel ne sont pas de notre écurie.» Ne se pourrait-il pas, au contraire, que si l'intellectuel n'est pas écouté ou très peu lu, c'est parce qu'il n'a visiblement pas pu s'adapter au monde contemporain? Le «mécontemporain», pour prendre l'expression de Finkielkraut, serait peut-être l'intellectuel autant, sinon plus, que le candidat de Star Académie? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Accuser &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comment évoquer le rôle de l'intellectuel dans la société sans évoquer la fameuse une de L'Aurore où l'écrivain français Émile Zola avait publié un pamphlet intitulé «J'accuse! - Lettre au président de la République»? À l'époque, l'affaire Dreyfus avait semé la grogne au sein d'un groupe de personnes qui n'étaient pas seulement des artistes. Écrivains, universitaires et même scientifiques avaient signé le texte qui exigeait la révision du procès de l'heure. L'engagement tenait d'une nécessité: porter la parole du peuple. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Avant de nous supplier de les écouter, les intellectuels ont le rôle de nous interpeller: ils doivent dire s'ils sont pour ou contre l'indépendance du Québec, défendre des dossiers géopolitiques controversés, remettre en question des éléments importants de notre société, donner leur avis sur les accommodements raisonnables... car, au bout du compte, l'intellectuel qui n'interpelle pas directement le président de la République ne mérite peut-être pas qu'on l'écoute.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Devoir 14 mars 2007&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L’estime de soi</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/02/16#135071</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;L’estime de soi est une des composantes fondamentales de la personnalité. Malheureusement, comme elle commence à se structurer très tôt durant l’enfance, un échec partiel dans son développement vient souvent empêcher que se forme une image de soi stable et solide. Les événements et les aléas de l’existence seront plus lourds de conséquence pour une personne qui ne possèdent pas de bons appuis et une bonne estime de soi. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous vivons une période unique au sein de laquelle les pressions sociales sont devenues extrêmement contraignantes. Nous nous devons d’être efficaces, performants, rentabilisables et soumis aux dictats de l’économie. Nos réalisations et nos tâches sont jugées en fonction d’un seul critère : la réussite. Tout ce qui ne fonctionne pas ou n’est pas jugé convenable risque d’apparaître comme des échecs. La confiance en soi et notre autoévaluation se voit contraint par des pressions externes devenues trop exigeantes. C’est ce qui expliquerait tout cette littérature qui nous enjoint de prendre soin de notre estime de soi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’estime de soi est une des composantes fondamentales de l’identité. La manière dont on se perçoit affecte grandement l’image que l’on à de soi-même et nos rapports avec autrui. À la base de la perception de soi-même, il y a l’estime de soi qui détermine de manière certaine, suite aux échecs ou aux réussites ce que nous valons vraiment. Une piètre estime de soi, suite à une réussite entraîne une incrédulité et une surprise devant une situation peu commune. Il se produit l’impression de ne pas mériter ce qui nous arrive. Ou de mal gérer cette situation en amplifiant l’événement et en surcompensant notre mérite pour se convaincre que nous sommes une personne valable. Chose certaine il y a déformation dans l’appréciation. Dans le cas contraire, les personnes qui auraient une haute estime d’eux-mêmes, ne sachant ce qu’ils valent vraiment, sont en fait des gens qui n’ont jamais relativisé leur réussite, et jamais confronté réellement leurs œuvres à celle des autres, qui peuvent être comparables, sinon supérieurs. Il faut noter que la déformation narcissique empêche ces individus de parvenir à ne pas toujours ramener tout à eux-mêmes. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Les distinctions&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;On peut englober l’estime de soi, l’image de soi et la confiance en soi sous l’appellation du concept de soi. Les deux premières instances apparaissent assez tôt durant l’enfance, et sont plus statiques que la confiance en soi, qui, elle, est évolutive et en constante modulation. On peut perdre la confiance en soi suite à une série d’échecs ou après une rupture marquée par une relation de domination, dans laquelle l’autre utilisait le dénigrement constamment, mais cela n’empêche pas que ce ne soit que momentané, grâce au fait que nous avons construit une forte estime de soi durant notre enfance.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut souvent revenir à l’affectivité pour comprendre certains mécanismes, leur formation et leur fonctionnement, étant donné que la raison n’est pas dominante durant l’enfance, il appert que, suite à l’affection, à la considération, au respect et, finalement, à l’amour d’une personne nous étant proche, nous sommes à même de saisir très tôt que nous sommes aimable, que nous comptons pour autrui, et que nous avons de la valeur. Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’être aimé le risque est grand d’avoir peu d’estime de soi ou au contraire un estime qui vacille, qui passe par les extrêmes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Chez les jeunes filles&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;L’estime de soi, pour les jeunes filles, ne procède pas tout à fait des mêmes paramètres que celles des garçons. Dans la formation de la personnalité féminine, l’image de soi est plus importante et plus décisive, et le regard d’autrui, ainsi que l’apparence physique compte pour beaucoup. Cela devient problématique avec les nouveaux stéréotypes féminins qui valorisent l’hypersexualisation. On assiste à une forme de perte de soi de l’identité au profit de l’image d’une jeune femme entreprenantes et dont la sensualité et la sexualité c’est exacerbé. Cette image devient néfaste parce qu’elle est un prototype, un standard et qu’elle nie en quelque sorte l’originalité, la différence et les particularité des sujets féminins. Le modèle de la jeune fille, un peu trop bien dans sa peau, propose des attitudes et des modes de vie proche de l’industrie du fantasme, donc s’apparentant au regard posé sur un objet de convoitise.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Ainsi les adolescentes seront plus exposées au phénomène de l’atteinte de l’estime de soi, puisque leur image, leur perception provient du regard extérieur. N’étant plus autonome dans leur autoévaluation, et n’étant plus elle-même, elles peuvent être plus vulnérables dans une relation amoureuse. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;---------------------------------------&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme mentionnée précédemment, l’image de soi est plus importante chez les jeunes filles que pour les garçons. Et une image de soi expressément gouvernée par les standards et les modèles sociaux de l’industrie du rock, du cinéma ou de la publicité, interfère dans la personnalité féminine pour entamer la liberté, l’autonomie et l’originalité. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Le mimétisme sexuel par l’adoption de tenus légères et suggestives risque de nuire à une image de soi saine. &quot;Sans parler des risques de provoquer un intérêt sexuel non voulu. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;L’accent presque exclusif sur l’apparence physique et sur la séduction, encouragé par la représentation souvent (érotique) des femmes dans la publicité et dans la culture populaire, est associé à certains comportements malsains. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;La pression de se conformer à une certaine forme du corps entraîne une faible estime de soi et des troubles alimentaires destructeurs comme l’anorexie et la boulimie. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Les pressions qui poussent les pré-adolescentes et les adolescentes à être &quot; performantes &quot; amènent aussi certaines à s’imaginer que, pour devenir populaires, elles sont obligées d’avoir des relations sexuelles orales – au cours desquelles elles donnent plus souvent qu’elles reçoivent. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;La plupart des filles font peut-être semblant de ne pas être futées, mais nous savons qu’elles réussissent à l’école aussi bien sinon mieux que les garçons, même en mathématiques et en sciences. Par contre, la promotion des stéréotypes est alarmante, de même que les messages sur la domination masculine dans les relations hommes-femmes. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Comme l’a déclaré la féministe canadienne Judy Rebick, si les jeunes femmes s’imaginent devoir être des esclaves sexuelles pour être populaires, c’est de l’oppression. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Les filles ont besoin d’être soutenues pour résister aux messages négatifs omniprésents sur les rôles féminins et sur leur propre importance. Des études montrent qu’un grand nombre de filles perdent confiance en elles à l’adolescence, un phénomène beaucoup plus marqué chez les filles que chez les garçons. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Carol Gilligan, professeure à l’Université Harvard et parmi les premiers chercheurs à étudier le développement des filles, décrit ce changement comme la perte de leurs moyens d’expression. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Un grand nombre de filles commencent à agir suivant les stéréotypes féminins de leur culture environnante parce qu’elles croient devoir le faire pour être acceptées par la société. Ainsi, les adolescentes ont moins tendance à dire ce qu’elles pensent et à prendre des risques parce que ces caractéristiques ne sont pas valorisées chez les filles dans leur milieu social.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Selon une étude récente de Statistique Canada, les filles qui ne sont pas fières d’elles-mêmes ou qui ne se considèrent pas compétentes à 12 ou 13 ans risquent beaucoup plus d’avoir des relations sexuelles à 14 ou 15 ans que celles qui ont une solide estime de soi. Au Canada atlantique, une fille sur cinq et un garçon sur dix déclarent avoir eu des relations sexuelles à l’âge de 14 ou 15 ans. L’activité sexuelle commence environ deux ans plus tôt que pour la génération précédente, bien qu’il soit également vrai que la puberté commence aussi plus tôt. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;L’&quot; hypersexualisation &quot; des jeunes est devenue un sujet de discussion publique intense au Québec. Au cours de la dernière année, le débat s’est déchaîné dans les médias de masse et dans les publications savantes. Certains observateurs montrent du doigt le féminisme, affirmant que les femmes ont exigé la liberté sexuelle et provoqué indirectement l’extrême sexualisation des filles. Le mouvement féministe a bel et bien aidé les femmes à prendre en charge leur sexualité, mais il n’a jamais encouragé la sexualisation des jeunes. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;L’un des slogans du mouvement, Notre corps nous appartient, prônait de toute évidence que le corps des femmes ne doit pas être considéré comme un objet. Le mouvement féministe s’est battu pour éviter la banalisation de la pornographie et il a perdu. Il serait ironique de le blâmer maintenant pour cela. Cependant, ce que le mouvement féministe doit faire aujourd'hui, c’est donner la parole aux filles et s’opposer à la commercialisation du corps des filles… et de leur âme. C’est une forme d’apprentissage : nous amener à réfléchir au message que nous transmettons par le choix de nos vêtements et à décoder les raisons pour lesquelles nous sentons le besoin de transmettre de tels messages.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;De toute évidence, le combat des femmes pour éviter que leur corps devienne un objet sexuel se poursuit. Tout comme pour la violence à l’égard des femmes, il faut que les hommes, les pères, les conjoints fassent partie de la solution. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Nous devons également éduquer les jeunes, garçons et filles, sur les stéréotypes sexistes, sur l’égalité et sur le respect. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;La &quot; déclaration des droits des filles &quot; comprend le droit d’être elles-mêmes et de résister à la pression d’avoir des comportements fondés sur des stéréotypes sexuels. Les filles ont aussi le droit d’accepter et d’apprécier le corps dans lequel elles sont nées sans se sentir obligées de risquer leur santé pour respecter les impératifs d’une image physique &quot; idéale &quot;.&quot; &lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Sondage sur le racisme : et les autochtones  p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2007/01/30#134229</link> 

						<description> 
 &lt;P class=metaInfo&gt;André Michel, Peintre-ethnographe et sculpteur, fondateur des musées de Sept-Îles, d'Uashat et de Mont-Saint-Hilaire, l'auteur dirige bénévolement depuis huit ans la Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire. &lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;DIV id=texteArticle&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;La population québécoise s'est grandement diversifiée au cours des dernières années grâce à l'apport de l'immigration. Cette diversité constitue une richesse pour le Québec par la contribution des Québécois de toutes origines à la vie culturelle, sociale et économique. D'ailleurs, le gouvernement s'est doté, en 1990, d'un énoncé de politique en matière d'immigration et d'intégration qui reconnaît le caractère pluraliste de la société et invite les citoyens à tisser des relations interculturelles harmonieuses.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
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border=0&gt;&lt;/A&gt;&lt;/NOSCRIPT&gt;&lt;!-- &lt;/ssi/publicite/bigbox.ssi&gt; --&gt;&lt;/DIV&gt;Même si la diversité croissante de la population et les profonds changements socioéconomiques que vit le Québec comme toute autre société occidentale affectent les relations entre les citoyens et accroissent les risques de tensions entre «pure-laine» et «nouveaux arrivants», il ne faut pas reléguer aux oubliettes la situation des autochtones. En effet, un ensemble d'événements à caractère raciste ont été observés ces dernières années, et ces incidents, qui ont beaucoup d'effets médiatiques, ont fait l'objet de différentes interprétations au sein de la population. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette situation devrait être aussi préoccupante pour toute la population que l'attitude des Québécois envers les immigrants et réciproquement, tel qu'étalé récemment par les médias. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Un produit de l'aventure coloniale &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En Amérique du Nord, les premières victimes du racisme ont été les Amérindiens. Le racisme peut donc être considéré ici comme un produit de l'aventure coloniale européenne. De fait, lorsque les Européens sont arrivés en Amérique, ils ont découvert des autochtones ayant un univers spirituel fort différent du leur et aux antipodes de leurs us et coutumes. Le respect qu'avaient les Indiens pour les éléments de la nature a été interprété par les Blancs comme autant de preuves de leur sauvagerie. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Premier ingrédient propice à l'éveil d'un racisme: la méconnaissance d'une autre culture, la mauvaise interprétation et la croyance de la prééminence d'une culture «supérieure» par rapport à une culture dite primitive. Tellement «primitive» que les autochtones ont été autorisés à voter au Canada en 1960 et au Québec, bonne dernière des provinces, seulement en 1969. Pourtant, aujourd'hui, un immigrant reçu peut se prévaloir du droit de vote en devenant citoyen canadien seulement au bout de trois ans... On comprend mieux la réticence des autochtones à participer à la vie politique d'un pays qui les a oubliés le jour de sa constitution. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Racisme multiforme &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Reconnaître la réalité d'un racisme autochtone et son existence au sein de notre société serait un premier pas qui permettrait une analyse historique et structurelle. Le «racisme autochtone» est souvent difficile à identifier parce que, d'une part, il fait appel à des perceptions, la plupart du temps teintées d'ignorance, et, d'autre part, ses racines étendues sont bien ancrées dans les mentalités. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ayant vécu de nombreuses années à Sept-Îles proche des Innus et travaillant depuis plus de 35 ans à mieux faire connaître les autochtones, je peux affirmer que les manifestations du racisme envers les autochtones d'aujourd'hui sont multiformes et fréquemment fallacieuses. Combien de fois au cinéma ai-je vu des gens changer de place lorsqu'un Innu s'assoyait à côté d'eux ou demander une autre table dans un restaurant lorsqu'une famille d'autochtones s'installait? Nombre de fois, j'ai entendu commenter l'assiduité des autochtones au travail ou leur capacité à mener à terme un projet, voire leur odeur lorsqu'ils revenaient du bois alors qu'ils sentaient seulement la boucane du tipi... &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Deux Québécois sur trois pensent que les autochtones ont un niveau de vie aussi bon, voire meilleur, que le Canadien moyen. Pourtant, on sait que les collectivités autochtones du Québec, comme celles du reste du Canada d'ailleurs, vivent généralement dans des conditions socioéconomiques malheureusement inférieures à celles des non-autochtones! Certaines de ces collectivités ne disposent pas des institutions, des ressources ou des compétences requises pour composer efficacement avec des problèmes sociaux pourtant très sérieux, contrairement aux Québécois, immigrants ou non. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Une autre perception inexacte a trait aux privilèges des autochtones. Des phrases bien enracinées comme «ils ne paient pas de taxes ni d'impôts, ils obtiennent tout gratuitement» font partie de notre mémoire collective. Mais combien d'entre nous sont conscients que les populations autochtones ont aussi été privées de droits lors de l'instauration de la Loi sur les Indiens, par le gouvernement fédéral, en 1876? Même s'ils ont droit à des exemptions d'impôts, à condition de vivre sur les réserves, les Indiens ne peuvent pas en profiter tout simplement parce que leurs revenus sont insuffisants. De plus, le taux d'emploi n'y atteint pas, dans la majorité des communautés, la moitié de celui qu'on trouve dans l'ensemble du Québec! &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La plupart de ceux qui vivent dans les réserves ne sont pas propriétaires des maisons qu'ils habitent, pas plus que du terrain sur lequel celles-ci sont construites. Les réserves sont des terres «fédérales» inaliénables, et les biens des personnes qui y vivent sont en principe insaisissables. De ce fait, impossible d'hypothéquer les maisons puisque les institutions financières refusent de prêter sans garantie. Cela constitue d'ailleurs un frein sérieux à toutes les formes de développement économique dans les réserves. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Contrairement à la légende urbaine, les occupants des maisons, tant chez les Indiens que chez les Inuits, sont tenus de payer les services afférents à l'habitation, y compris l'électricité. Dans les cas de mauvais payeurs, le service d'électricité ou de téléphone est interrompu comme partout au Québec. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L'impact des préjugés &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ces opinions toutes faites sont appelées des préjugés. Le milieu, l'époque et l'éducation reçue sont souvent responsables de ces idées préconçues. Ces préjugés qui visent généralement les immigrés portent tout autant sur les autochtones. Pourquoi prononce-t-on ces paroles, sachant qu'elles sont blessantes et souvent bien éloignées de la vérité? &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ces observations souvent négatives et superficielles font trop mal. Elles sont lourdes de conséquences. Chacune d'elles finit par entraîner une perte d'estime de soi et une perte de confiance en ses capacités. Il devient alors plus difficile de se valoriser, de gagner le respect des autres et, surtout, de se défaire de cette image peu reluisante. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En groupe, c'est une épine dangereuse dans le pied du Québec et du Canada. En effet, même s'il est toujours dangereux de faire des parallèles, on ne saurait passer sous silence la possibilité de voir évoluer l'attitude des autochtones pour se faire entendre, surtout les jeunes, friands de télévision, qui, comme vous et moi, écoutent les nouvelles en provenance du Moyen-Orient. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le Québec détient le plus haut taux de suicide au pays et se classe semble-t-il au troisième rang des pays industrialisés. C'est la première cause de mortalité chez les garçons de 15 à 29 ans. À qui doit-on ce triste record? Aux jeunes autochtones. Pourquoi? Pour tout ce qui précède. Plus de rêves. Le manque certain d'un avenir décent. Le jour où ces jeunes autochtones se feront laver le cerveau par un leader charismatique, ils risquent de se laisser entraîner sur la pente du terrorisme. Tant qu'à mourir, pourquoi ne pas s'attacher une bombe autour de la taille... dans un centre commercial québécois! &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Certes, si les Québécois «de souche» et les «nouveaux arrivants» ont des devoirs de respect mutuels, il ne faut pas mettre aux oubliettes les premiers peuples qui occupent toujours le territoire que nous partageons tous.&lt;BR&gt;&lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Henri-Paul Rousseau, aussi, est inquiet</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/11/18#131339</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Michèle Boisvert &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Henri-Paul Rousseau a de folles ambitions. Il voudrait que le Québec devienne une société vibrante, où l'excellence est valorisée, où les jeunes débordent d'une envie dévorante de bâtir et où ceux qui ont réussi se feraient un devoir de transmettre leur connaissance à la génération qui les suit.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce n'est malheureusement pas le cas et le grand patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec est inquiet. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme plusieurs, Henri-Paul Rousseau est préoccupé par le déclin démographique du Québec. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;S'il convient que notre niveau de vie a formidablement progressé au cours des 25 dernières années, il rétorque que ce passé est loin d'être garant de l'avenir. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«On n'a pas idée, dit-il, du degré de compétition auquel on fait face.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le peu d'importance qu'on accorde à notre jeunesse le fait frémir, alors que nos jeunes sont une denrée rare. Le Québec, est-ce nécessaire de le rappeler, fait face à un vieillissement accéléré de sa population. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Une population qui vieillit, et ça c'est vrai partout, est une population plus conservatrice. Le monde tel qu'il est actuellement demande beaucoup d'énergie, ça nous prend de la jeunesse. »&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Celui qui se verra décerner, la semaine prochaine, le titre de Grand Montréalais par la chambre de commerce du Montréal métropolitain, caresse un rêve pour la métropole. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Dans le fond, il faudrait que Montréal devienne un grand jardin pour tous les talents, dans tous les secteurs d'activité. Si on est capable d'attirer des jeunes avec beaucoup de talent, beaucoup d'ambition, dynamiques, entreprenants dans tous les sens du mot, notre avenir sera plus certain. Il faudrait que les jeunes aient de l'ambition, trop d'ambition pour faire face à la musique.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Récompensons les meilleurs&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«La difficulté d'une société comme la nôtre est de continuer à collaborer ensemble, tout en étant capable d'accepter que les plus méritants soient les gagnants.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Henri-Paul Rousseau carbure à l'excellence. Pour cet homme qui s'est bâti à force de bras et de volonté, c'est dans la normalité des choses que les meilleurs soient récompensés et qu'on célèbre leur succès.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il constate cependant que cette façon de penser n'est pas partagée par l'ensemble des Québécois. «Il faut avoir le courage de dire qu'il y a des choses à améliorer et ça, au Québec, c'est pas quelque chose de naturel.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De l'avis du grand patron de la Caisse, cet état d'esprit est en partie ce qui freine notre développement économique. « Si l'on veut relever le défi que pose notre déclin démographique, il faudra miser sur la jeunesse et lui donner le goût de se dépasser. »&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce qui attriste et inquiète le grand patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec, c'est que la jeunesse québécoise manque actuellement de modèles. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Il faut s'occuper des jeunes, leur donner de l'ambition. Je ne perçois pas actuellement une grande préoccupation du leadership civil pour les jeunes. Il faut se soucier du décrochage scolaire, s'alarmer du taux de suicide. Les jeunes c'est notre avenir.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Non seulement faut-il s'occuper de nos jeunes, mais il faut chercher à en séduire d'autres de partout dans le monde. Notre planche de salut passe par notre capacité d'attirer et de retenir le talent. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«C'est difficile à mesurer, mais c'est ça qui détermine la vigueur d'une économie, qui influence notre niveau de vie.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Henri-Paul Rousseau est tellement convaincu de ce qu'il avance qu'il a voulu placer cette notion d'excellence au coeur de toutes les décisions d'investissement prises à la Caisse. Même si l'institution qu'il dirige a un statut de monopole au Québec, la direction a mis en place un système incitatif qui amène les gens à se dépasser. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«On s'est donné une ambition élevée, on veut que la Caisse devienne, avec le temps, une organisation de référence qui attirera les meilleurs éléments dans notre métier. C'est important d'avoir une ambition claire, ça permet à tout le monde de savoir où on va.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le numéro 1 de la Caisse n'a pas vraiment le choix. L'entreprise qu'il dirige joue dans la cour des grands. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Nous sommes dans un environnement extrêmement compétitif, c'est une véritable guerre de tranchées. Il y a énormément d'argent dans le circuit mondial qui cherche des rendements. Chaque fois qu'une opportunité se présente, elle peut vous échapper très rapidement. L'excellence est fondamentale.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La misère&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'excellence a été le moteur qui a permis à Henri-Paul Rousseau de se rendre où il est. Né en 1948 à Saint-Éleuthère de Kamouraska, d'une famille très pauvre du Bas-du-Fleuve, il s'est hissé parmi les figures dominantes de la scène économique québécoise.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sa mère, Yvette Boucher-Rousseau, a eu une influence déterminante sur lui. Cette femme, mère de huit enfants, se retrouve seul soutien de famille en raison de la maladie de son mari. À l'âge de 5 ans, Henri-Paul Rousseau déménagera dans les Cantons-de-l'Est, où sa mère ira travailler dans les usines textiles. Elle deviendra vice-présidente de la CSN.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«À tour de rôle, on écrivait les discours de ma mère. Les problèmes de société, de syndicalisation, faisaient partie de notre quotidien. L'héritage que mes parents m'ont laissé, c'est deux choses: marche droit et instruis-toi. Nous avons tous été instruits grâce à ma mère.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D'abord inscrit en sciences sociales à l'Université de Sherbrooke, Henri-Paul Rousseau changera d'orientation après son premier semestre. Il posait trop de questions, ses professeurs l'orienteront vers l'économie. Il mettra alors les bouchées doubles pour rattraper son retard en maths. Il fallait qu'il excelle s'il voulait poursuivre ses études.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Ce sont mes notes qui ont payé mon université. J'ai réussi à faire mon doctorat grâce aux bourses que j'ai décrochées. Je les demandais toutes, je n'avais pas d'argent.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le rôle de Québec inc.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D'abord comme professeur, ensuite comme banquier et enfin comme grand patron à la Caisse, Henri-Paul Rousseau est aux premières loges pour constater l'évolution de l'économie du Québec et l'émergence de sa classe d'affaires. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«De l'entreprise enregistrée des années 50, les Québécois sont passés à l'incorporation dans les années 70-80, c'était Québec inc. Avec l'accord de libre-échange, on a ensuite assisté à l'émergence du Québec exportateur, du Québec international.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Québec compte donc plus de riches aujourd'hui. Henri-Paul Rousseau déplore cependant que ceux qui ont réussi ne prennent pas vraiment le temps de passer le flambeau à la génération suivante.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Il faut que les gens de Québec Inc mettent non seulement de leur argent dans les entreprises du Québec, mais aussi et surtout de leur temps. Personne ne remplacera le fait qu'un homme d'affaires, le soir à 8 h, va aller souper avec un jeune qui est en train de partir son entreprise. Le coaching, c'est ça qui est important. C'est ça le rôle de ce qu'on appelle les anges financiers. Chez nous, le capitalisme québécois, il faut qu'il se rende là. Il n'y a pas une institution gouvernementale qui peut remplacer ça. Ça, c'est la société civile qui se prend en main et qui fait progresser son propre système capitaliste.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'immobilisme&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lorsqu'on a devant soi un acteur privilégié de la scène économique québécoise, difficile de ne pas soulever la question de l'immobilisme. Le Québec en souffre-t-il vraiment?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Selon Henri-Paul Rousseau, l'immobilisme n'est pas exclusif au Québec. Toutes les sociétés occidentales sont actuellement divisées. Pour deux raisons, selon lui.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La première: nos leaders politiques n'ont pas de pouvoirs.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Il y a très peu de leaders actuellement qui ont une forte majorité parlementaire. Ils n'ont pas de véritables mandats. Ils se concentrent donc à préparer la prochaine élection pour aller en chercher un. Ça tombe mal, car jamais comme maintenant a-t-on eu autant besoin de leadership.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'autre raison: l'émergence des pays comme la Chine et l'Inde, qui bouleversent l'ordre établi. Un ordre qui nous favorise de façon outrancière.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«L'Occident, c'est 15 % de la population; tous les autres, c'est 85 %. Leur PIB, c'est entre 25 % et 35 % dépendant de la façon dont on le mesure. En gros, on a 75 % de la richesse et eux, ils en ont 25 %. Ce n'est pas soutenable, ça.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Alors que les pays émergents entrent de plain-pied dans le système capitaliste et manient ses mécanismes de façon troublante, dira M. Rousseau, les pays occidentaux - le Québec et la France notamment - se demandent encore s'ils doivent libérer le capital et permettre aux gens d'être entrepreneur.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Oui, il y a de l'immobilisme, mais ce n'est pas une affaire locale. C'est qu'on a de la difficulté, comme collectivité, à accepter une dure réalité: notre planète a changé. Ceux qui disent qu'il faut arrêter la globalisation, too bad, c'est fait. Il faut la civiliser, édicter des règles. Mais c'est là pour rester. C'est ça la grosse différence.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il n'y a pas de quoi s'en étonner, Henri-Paul Rousseau ne perçoit pas l'arrivée des pays émergents comme une menace, mais plutôt comme la plus grande opportunité qu'on a jamais eue. Il s'estime d'ailleurs chanceux de diriger une entreprise comme la Caisse, un investisseur international.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«On a les pores de la peau ouverts sur la planète et ça rentre de partout. C'est extraordinairement stimulant. C'est une chance unique de vivre au rythme de la planète. C'est passionnant.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;DES RÉGIONS&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La crise qui frappe les régions ressources au Québec préoccupe bien sûr Henri-Paul Rousseau. Il a cependant la franchise d'avouer qu'il ne connaît pas la solution pour en sortir.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Honnêtement, je n'ai pas de réponse. Ce n'est certainement pas une réponse unique, mais ça tourne beaucoup autour de la démographie. Le problème principal des régions aujourd'hui est un problème démographique. Tout le Québec des années 2030 va vivre la même problématique que les régions: sa population va diminuer. C'est ça qui fait mal aux régions. C'est un drame.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;A href=&quot;http://www.lapresseaffaires.com/nouvelles/texte_complet.php?id=8,2004,0,102006,1306058.html&amp;amp;ref=top_long&quot;&gt;http://www.lapresseaffaires.com/nouvelles/texte_complet.php?id=8,2004,0,102006,1306058.html&amp;amp;ref=top_long&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Notre réaction aux horreurs présente déterminera notre futur a tous p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/08/15#128761</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG height=301 src=&quot;http://www.signs-of-the-times.org/signs/images/death_of_Lebabnon_baby.jpg&quot; width=450&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;There is a vacuum being carefully created and we can get sucked into the propaganda of those who are whipping up the frenzy of conflict for a variety of deluded ideologies or self-aggrandising missions and visions, or we can simply say enough is enough and stake our own claim for truth. We stand up and when confronted with the umpteenth civilian death, innocent people who were living their lives with the same hopes and dreams as you and I, we use the fire of indignation and we mold it into our own personal outpost; our strategic enclosure which houses all the rage and grief, all the empathy that can so often turn back into itself and do us harm, so that we may then build such energy into a creative force. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;This outpost resists the fear and the apathy that so often results daily atrocities in the guise of noble ideals and grounds us in our own humanity. From there we can re-affirm that we do in fact have a conscience, and that it is based on a firm foundation of our own making. We are able to express it through our actions however limited in their scope and perceived effects. We no longer yield to programs of required conformity that are both subtle and crude, we do not slip into complacency and compliance that will ultimately transform us into the living dead searching for their elusive essence that has long since been buried, extinguished by our own hand.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Once those who truly fear the networked ignition of conscience begin to sense its rise, perhaps hope can be justified. Until then, we can add our own voice to the chorus of outrage and build our outpost brick by brick, again and again to keep that faith alive and to emblazen on that wall the image of Waad and millions of others like her. Perhaps then, we can allow our conscience to at last taste the true freedom it has been seeking. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>America's robot army   p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/06/19#127612</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Stephen Graham&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;Already there are killing machines operating by remote control. Soon the machines will be able to kill on their own initiative. A new warfare is on its way. By Stephen Graham&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;War is about to change, in terrifying ways. America's next wars, the ones the Pentagon is now planning, will be nothing like the conflicts that have gone before them. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;In just a few years, US forces will be able to deal out death, not at the squeeze of a trigger or even the push of a button, but with no human intervention whatsoever. Many fighting soldiers - those GIs in tin hats who are dying two a day in Iraq - will be replaced by machines backed up by surveillance technology so penetrating and pervasive that it is referred to as &quot;military omniscience&quot;. Any Americans involved will be less likely to carry rifles than PlayStation-style consoles and monitors that display simulated streetscapes of the kind familiar to players of Grand Theft Auto - and they may be miles from where the killing takes place. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;War will progressively cease to be the foggy, confusing, equalising business it has been for centuries, in which the risks are always high, everyone faces danger and suffers loss, and the few can humble the mighty. Instead, it will become remote, semi-automatic and all-knowing, entailing less and less risk to American lives and taking place largely out of the sight of news cameras. And the danger is close to home: the coming wars will be the &quot;war on terror&quot; by other names, conflicts that know no frontiers. The remote-controlled war coming tomorrow to Khartoum or Mogadishu, in other words, can happen soon afterwards, albeit in moderated form, in London or Lyons. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;This is no geeky fantasy. Much of the hardware and software already exists and the race to produce the rest is on such a scale that US officials are calling it the &quot;new Manhattan Project&quot;. Hundreds of research projects are under way at American universities and defence companies, backed by billions of dollars, and Donald Rumsfeld's department of defence is determined to deliver as soon as possible. The momentum is coming not only from the relentless humiliation of US forces at the hands of some determined insurgents on the streets of Baghdad, but also from a realisation in Washington that this is the shape of things to come. Future wars, they believe, will be fought in the dirty, mazy streets of big cities in the &quot;global south&quot;, and if the US is to prevail it needs radically new strategies and equipment. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Only fragments of this story have so far appeared in the mainstream media, but enough information is available on the internet, from the comments of those in charge and in the specialist press to leave no room for doubt about how sweeping it is, how dangerous and how imminent. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Military omniscience is the starting point. Three months ago Tony Tether, director of the Defence Advanced Research Projects Agency (Darpa), the Pentagon's research arm, described to a US Senate committee the frustration felt by officers in Iraq after a mortar-bomb attack. A camera in a drone, or unmanned aircraft, spotted the attackers fleeing and helped direct US helicopters to the scene to destroy their car - but not before some of those inside had got out. &quot;We had to decide whether to follow those individuals or the car,&quot; he said, &quot;because we simply didn't have enough coverage available.&quot; So some of the insurgents escaped. Tether drew this moral: &quot;We need a network, or web, of sensors to better map a city and the activities in it, including inside buildings, to sort adversaries and their equipment from civilians and their equipment, including in crowds, and to spot snipers, suicide bombers or IEDs [improvised explosive devices] . . . This is not just a matter of more and better sensors, but, just as important, the systems needed to make actionable intelligence out of all the data.&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Darpa has a host of projects working to meet those needs, often in surprising ways. One, called Combat Zones That See, aims to scatter across cities thousands of tiny CCTV cameras, each equipped with wireless communication software that will make it possible to link their data and track the movements of every vehicle on the streets. The cameras themselves will not be that different from those found in modern mobile phones. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Seeing through concrete &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Already in existence are sensors the size of matchboxes which respond to heat, light, movement or sound; and a variety of programmes, including one called Smart Dust, are working on further miniaturising these and improving their ability to work as networks. A dozen US university teams are also developing micro-aircraft, weighing a few grams each, that imitate birds and insects and could carry sensor equipment into specific buildings or rooms. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Darpa's VisiBuilding programme, meanwhile, is making &quot;X-ray eye&quot; sensors that can see through concrete, locating people and weapons inside buildings. And Human ID at a Distance is working on software that can identify individual people from scans of their faces, their manner of walking or even their smell, and then track them anywhere they go. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Closely related to this drive are projects involving compu-ter simulations of urban landscapes and entire cities, which will provide backdrops essential for using the data gathered by cameras and sensors. The biggest is Urban Resolve, a simulated war against a full-scale insurgency in the Indonesian capital, Jakarta, in the year 2015. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Digitised cities &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Eight square miles of Jakarta have been digitised and simulated in three dimensions. That will not surprise computer gamers, but Urban Resolve goes much further: the detail extends to the interiors of 1.6 million buildings and even the cellars and sewers beneath, and it also includes no fewer than 109,000 moving vehicles and people. Even the daily rhythms of the city have been simulated. The roads, says one commentator, &quot;are quiet at night, but during weekday rush hours they become clogged with traffic. People go to work, take lunch breaks and visit restaurants, banks and churches.&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Digitise any target city and integrate this with the flow of data from many thousands of sensors and cameras, stationary and mobile, and you have something far more powerful than the regular snapshots today's satellites can deliver. You have continuous coverage, around corners and through walls. You would never, for example, lose those mortar bombers who got out of their car and ran away. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;All this brings omniscience within reach. The US web-based magazine DefenseWatch, which monitors developments in strategy and hardware, recently imagined the near-future scenario of an operation in the developing world in which a cloud of minute, networked sensors is scattered like dust over a target city using powerful fans. Directed by the sensors, unmanned drones patrol the city, building up a visual and audio picture of every street and building. &quot;Every hostile person has been identified and located,&quot; continues the scenario. &quot;From this point on, nobody in the city moves without the full and complete knowledge of the mobile tactical centre.&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Another Darpa project, Integrated Sensor is Structure, is working on the apex of such a system: huge, unmanned communications and surveillance airships that will loiter above target areas at an altitude of 70,000 feet - far above most airline traffic - providing continuous and detailed coverage over a whole city for a year or more. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;From these platforms, all the information could be fed down in real time to soldiers and commanders carrying the hand-held computers being developed by the Northrop Grumman Corporation with Darpa funding. The real aim, however, is not to expose flesh-and-blood Americans on the ground, but where possible to use robots. That way there will be no &quot;body bag problem&quot;; and in any case machines are better equipped than human beings to process and make use of the vast quantities of data involved. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;In one sense, robots are not new: already, armed drones such as Predator, &quot;piloted&quot; by CIA operators from screens in Florida, have been responsible for at least 80 assassination raids in Iraq, Afghanistan, Yemen and Pakistan (killing many civilians as well). Defence contractors have also developed ground-based vehicles capable of carrying cameras and weapons into the battlefield. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;But this is only the start. What will make the next generation different is that they are being designed so that they can choose, all on their own, the targets they will attack. Operating in the air and on the ground, they are being equipped with Automated Target Recognition software capable not only of comparing signals received from new-generation sensors with databases of targets, but also of &quot;deciding&quot; to fire guns or launch missiles automatically once there is a good &quot;fit&quot;. Automated killing of this kind hasn't been approved by anyone yet, but it is certainly being planned. John Tirpak, editor of Air Force Magazine in the US, expects initially that humans will retain the last word, but he predicts that once robots &quot;establish a track record of reliability in finding the right targets and employing weapons properly&quot;, the &quot;machines will be trusted to do even that&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Planners believe, moreover, that robot warriors have a doomsday power. Gordon Johnson, a team leader on Project Alpha, which is developing robots for the US army, predicts that, if the robot's gun can return fire automatically and instantly to within a metre of a location from which its sensors have detected a gunshot, it will always kill the person who has fired. &quot;Anyone who would shoot at our forces would die,&quot; says Johnson. &quot;Before he can drop that weapon and run, he's probably already dead. Well now, these cowards in Baghdad would have to pay with blood and guts every time they shoot at one of our folks. The costs of poker went up significantly. The enemy, are they going to give up blood and guts to kill machines? I'm guessing not.&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Again, this may sound like the plot of a B-movie, but the US military press, not a body of people given to frivolity, has been writing about it for some time. DefenseWatch, for example, also featured robots in that future war scenario involving sensors dispersed by fans. Once a complete picture of the target city is built up, the scenario predicted, &quot;unmanned air and ground vehicles can now be vectored directly to selected targets to take them out, one by one&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;The silver bullet &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;It is shocking, but will it happen? The project has its critics, even in the Pentagon, where many doubt that technology can deliver such a &quot;silver bullet&quot;. But the doubters are not in the ascendant, and it would be folly, against the background of the Iraq disaster and the hyper-militarised stance of the Bush administration, to write it off as a computer gamer's daydream. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;One reason Washington finds it so attractive is that it fits closely with the ideologies of permanent war that underpin the &quot;war on terror&quot;. What better in that war than an army of robot warriors, permanently cruising those parts of the globe deemed to be &quot;supporting terrorism&quot;? And what a boon if they destroy &quot;targets&quot; all on their own, with not a single US soldier at risk. Even more seductively, this could all take place out of sight of the capricious western media. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;These technologies further blur the line between war and entertainment. Already, games featuring urban warfare in digitised Arab cities are everyday suburban entertainment - some are produced by the US forces themselves, while a firm called Kuma Reality offers games refreshed weekly to allow players to simulate participation in fighting in Iraq almost as it is happening in the real world. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Creepy as this is, it can be worse: those involved in real warfare may have difficulty remembering they are not playing games. &quot;At the end of the work day,&quot; one Florida-based Predator operator reflected to USA Today in 2003, &quot;you walk back into the rest of life in America.&quot; Will such people always remember that their &quot;work day&quot;, lived among like-minded colleagues in front of screens, involves real death on the far side of the world? As if to strengthen the link with entertainment, one emerging military robot, the Dragon Runner, comes with a gamer's control panel. Greg Heines, who runs the project, confesses: &quot;We modelled the controller after the Play Station 2 because that's what these 18-, 19-year-old marines have been playing with pretty much all of their lives.&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;The US aspiration to be able to kill without human involvement and with minimum risk raises some dreadful questions. Who will decide what data can be relied on to identify a &quot;target&quot;? Who will be accountable when there is an atrocity? And what does this say about western perceptions of the worth and rights of the people whose cities are no more than killing fields, and who themselves are mere &quot;targets&quot; to be detected, tracked and even killed by machines? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Finally, the whole process feeds alarmingly into the &quot;homeland security&quot; drive in the cities of the global north. The same companies and universities are supplying ideas to both, and the surveillance, tracking and targeting technologies involved are closely related. What we are seeing is a militarisation of urban life in both north and south that helps perpetuate the biggest and most dangerous myth of all, which is that technical and military solutions can somehow magic away resistance to George W Bush's geopolitical project. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Stephen Graham is professor of human geography at Durham University. His latest book, &quot;Cities, War and Terrorism&quot;, is published by Blackwell (£19.99)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.shoutwire.com/viewstory/16563/Americas_Robot_Army&quot;&gt;http://www.shoutwire.com/viewstory/16563/Americas_Robot_Army&lt;/A&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>Le québec à vendre  p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/05/27#126864</link> 

						<description> 
 C’était le thème de la semaine dans &lt;A href=&quot;http://carnetiers.blogspot.com/&quot;&gt;&lt;FONT color=#334477&gt;la ruche des carnetiers libres&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;. Les frasques libérales des derniers mois indiquent effectivement une accélération du processus de privatisation du bien public. La question qui me taraude l’esprit est la suivante : comment expliquer que la chose se produise dans l’indifférence presque totale? À mon humble avis, le phénomène s’explique par la perte du sentiment d’appartenance. La progression des valeurs du libéralisme économique a réussi à confiner chaque individu dans un petit univers clos et suffocant où il s’intoxique lui-même à force de respirer de l’air vicié. Les années 60 promettaient un avenir hédoniste ou tous jouiraient d’un bonheur individuel à toute épreuve. Aujourd’hui, force nous est de constater qu’il a eu un dérapage. L’unique valeur qui gouverne notre époque est l’individualisme à outrance. Le souci du confort personnel a éteint toute velléité de rébellion chez les victimes du dictat du chacun-pour-soi.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans ce contexte, il est facile de concevoir que le bien public devienne une notion un peu vague. Nous vivons à une époque où la réussite personnelle ou sociale se mesure en dollars. Nous devons maintenir la cadence, consommer du bonheur factice afin de &lt;A href=&quot;http://carnetiers.blogspot.com/&quot;&gt;&lt;/A&gt;combler un vide qui grandit à mesure qu’on le remplit. Il faut foncer à tout prix, à n’importe quel prix! À force de nous précipiter aveuglément vers un objectif qui s’éloigne à mesure que l’on avance, nous piétinons au passage le bien public et les valeurs sociales fondamentales. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La mise à l’encan du bien collectif québécois, est le résultat d’un laisser-aller collectif et d’une abdication culturelle. Nous regardons le voleur s’emparer de nos biens, confortablement vautrés dans nos fauteuils sans rien tenter pour l’en empêcher, en souhaitant qu’il ne traîne pas trop afin de ne pas rater la fin de l’émission. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il faut le plus rapidement possible retrouver le sens du mot collectif et secouer énergiquement le je-me-moi endémique et paralysant dans lequel nous sommes vautrés depuis trop longtemps. 
&lt;DIV style=&quot;CLEAR: both; PADDING-BOTTOM: 0.25em&quot;&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=post-footer&gt;Publié par André Bérard &lt;/P&gt; 
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						<title> L'Amérique de Bush a péché par orgueil     p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/04/20#125028</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;Démission de Tom DeLay, retour du scandale du &quot;Plamegate&quot;... La cote de popularité de George W. Bush n'a jamais été aussi basse. A quelques mois des élections législatives de mi-mandat, quel bilan tirer de sa présidence et quelles chances ont les démocrates de reconquérir le Congrès ? Les réponses du politologue Dick Howard.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dick Howard est professeur de philosophie politique à l'université Stony Brook et auteur de nombreux ouvrages sur la vie politique américaine, dont The Specter of Democracy. Son dernier livre, La Démocratie à l'épreuve, écrit en français, vient tout juste de sortir aux éditions Buchet-Chastel. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quel bilan faites-vous de la présidence de George W. Bush ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La pire maladie, qui guette toute démocratie, c'est l'orgueil. La démocratie se veut la voix du peuple, l'expression de la volonté populaire, mais, dès lors qu'elle se prend pour cette expression, elle se trompe, car le peuple n'est jamais uni. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, il y a une véritable difficulté à vivre la différence, à laisser s'exprimer le pluralisme. La tendance du gouvernement Bush est de vouloir écraser toute expression de la différence, tout doute. La première chronique de mon nouveau livre porte sur la réélection triomphale de George W. Bush en 2004. J'y oppose justement deux types de politique : la politique de la volonté et la politique du jugement. La volonté est une ou elle n'existe pas, une volonté divisée ne peut pas vouloir. En revanche, le jugement est flou, il se permet des doutes. Or Bush a toujours eu tendance à tout faire tourner autour de cette idée d'unité volontariste. Le président répète souvent, et c'est frappant : &quot;J'ai fait le serment de protéger la vie des Américains.&quot; En réalité, il a fait le serment de défendre la Constitution, ce qui est tout autre chose. Il n'est pas évident, par exemple, que la prison de Guantanamo Bay puisse être considérée comme une défense de la Constitution américaine. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quel héritage Bush va-t-il laisser derrière lui ?&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Voilà une question à laquelle il est difficile de répondre, en raison des incertitudes liées à la nouvelle donne géopolitique. Mais ce que j'oserais dire, c'est qu'il nous a rendu un fier service en nous donnant à voir les penchants dangereux inhérents à notre démocratie. Bush, avec sa tendance à vouloir effacer toutes les divisions, nous a fait sentir les dangers de l'unité. Etant optimiste, je pense qu'on le remerciera, un jour, de nous avoir montré nos penchants dangereux. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les ennuis que traverse le Parti républicain ouvrent-ils des perspectives pour les démocrates ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si l'on s'en tient à une analyse purement mécanique des élections législatives du mois de novembre prochain, on s'aperçoit que les circonscriptions électorales ont été tellement charcutées que les démocrates ont peu de chances de reconquérir la majorité parlementaire. Au maximum 30 sièges sont en lice. Les démocrates ont donc peu de chances de revenir au pouvoir. Voilà pour l'analyse purement électorale. En revanche, si l'on se place dans une perspective plus large, les choses peuvent tourner différemment. Avec les problèmes actuels des républicains, il va y avoir de nouveaux candidats qui, il y a six mois, n'auraient jamais songé à se présenter, mais qui se disent qu'aujourd'hui il y a un mouvement, des possibilités et qui vont donc tenter leur chance. Dans le même temps, des républicains sont certainement en train de se dire que c'est le bon moment pour eux de se reconvertir, en trouvant par exemple une planque dans un lobby. Rien n'est donc joué. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quelles sont les conséquences de la démission de Tom DeLay ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La chute de Tom DeLay représente l'écroulement d'un système où tout était tenu par une main de fer capable de mobiliser de l'argent, et par là même un électorat, et qui était sans pitié pour ses opposants. Il est peut-être allé trop loin, c'est encore une fois un cas typique d'orgueil. Une chose est sûre, le Parti républicain se trouve désormais sans leader, sans unité, et il y aura de plus en plus de dissension en son sein, comme on le voit actuellement avec la question de l'immigration. Certes, c'est un sujet qui divise dans les deux partis, mais le débat est particulièrement féroce à l'intérieur du Parti républicain. Et ce n'est pas la seule pomme de discorde, les républicains sont également divisés sur de nombreuses autres questions culturelles et religieuses. Par exemple, aux Etats-Unis, il existe des républicains libertariens et des républicains moralistes, les premiers étant favorables au mariage homosexuel, tandis que les seconds sont farouchement opposés à toute union entre deux personnes du même sexe. Sur le plan de la politique étrangère, nous avons également des républicains isolationnistes et des républicains multilatéralistes. La seule certitude est que sans ce fameux Marteau [Tom DeLay était surnommé &quot;le Marteau&quot; en raison de sa manière partisane et autoritaire d'agir en tant que chef de file de la majorité républicaine à la Chambre des représentants] et l'argent qu'il mobilisait, les républicains vont encore plus se disperser. Mais, attention, les démocrates ne sont pas mieux lotis. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Vous avez écrit votre dernier livre directement en français, pourquoi vous adressez-vous spécifiquement au public français ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, je pense que l'on peut mieux se comprendre à partir de l'autre. De plus, si j'avais dû expliquer la même chose à mes compatriotes, il y aurait eu trop de connivence, j'aurais dû soigneusement peser chacun de mes mots avant de pouvoir les écrire. Enfin, l'antiaméricanisme des Français me gêne. C'est une chose de critiquer le gouvernement Bush ou de critiquer, comme jadis au moment de la guerre du Vietnam, la politique étrangère américaine. Mais c'est une tout autre chose que d'être antiaméricain. Je voulais, en écrivant ce livre qui se compose de chroniques hebdomadaires, faire comprendre ce que c'est que de vivre aujourd'hui au sein de la démocratie américaine avec toute la complexité et toutes les difficultés que cela comporte. Si je devais résumer la thèse du livre en un seul mot, je dirais que la démocratie est un jeu dangereux. Les démocraties, justement parce qu'elles sont démocratiques, peuvent se fourvoyer. Les Etats-Unis, aussi, peuvent se fourvoyer. &lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;Propos recueillis par Bérangère Cagnat &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61859&amp;amp;provenance=accueil&amp;amp;bloc=04&quot;&gt;http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61859&amp;amp;provenance=accueil&amp;amp;bloc=04&lt;/A&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les droits de l'homme revus et corrigés par l'Eglise p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/04/10#124490</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;L'universalité des droits de l'homme est fondamentalement &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;remise en cause par le patriarcat de Moscou, qui y voit une &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;forme d'hégémonie des valeurs occidentales et libérales, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;contradictoires avec celles de la nation et de l'orthodoxie &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;russes. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;Le patriarche Alexis II - DR&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&quot;Sous couvert du concept de droits de l'homme se cachent le &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;mensonge et l'insulte aux valeurs religieuses et nationales.&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est en des termes particulièrement sévères, rapportés par &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Gazeta.ru, que le métropolite Cyrille de Smolensk et &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Kaliningrad s'est exprimé à l'ouverture du dixième Concile &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;mondial du peuple russe (VRNS), qui s'est tenu du 4 au 6 avril &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;2006 à Moscou sous la présidence du patriarche Alexis II. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette assemblée, composée d'ecclésiastiques orthodoxes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;mais aussi de représentants d'autres confessions ainsi que de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;plusieurs responsables de l'Etat russe, dont le ministre des &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a adopté une Déclaration &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;des droits de l'homme élaborée par une commission dirigée &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;précisément par le métropolite Cyrille, le chef de la diplomatie &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;orthodoxe russe. Ce dixième concile avait pour thème &quot;La foi. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'homme. La Terre. La mission de la Russie au XXIe siècle&quot;.&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Ce n'est pas la première fois que des tentatives de révision et &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;de correction du concept de droits de l'homme dans son &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;acception occidentale sont entreprises&quot;, affirme Kommersant &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;dans son éditorial. Le journal moscovite fait référence &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;notamment à la Déclaration des droits de l'homme dans &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'islam, formulée lors de la Conférence islamique du Caire de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;1990, mais aussi à &quot;des réinterprétations à caractère non &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;religieux&quot; visant à &quot;prendre en compte les spécificités &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;régionales&quot;, comme l'avaient souhaité la Chine, Cuba, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'Indonésie, la Syrie, le Yémen et Singapour lors de la &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;deuxième Conférence mondiale des droits de l'homme, en &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;1993. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;La déclaration élaborée par le Concile est une tentative de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;fonder le concept de droits de l'homme en Russie dans une &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;interprétation asiatique et non européenne, privilégiant la &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;communauté par rapport à l'individu&quot;, conclut Kommersant. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En d'autres termes, &quot;le Concile mondial du peuple russe a &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;proposé à la Russie de retourner en Asie&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Il n'y aura pas de miracle&quot;, annonce Gazeta à propos de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'adoption par le Concile de sa Déclaration des droits de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'homme. D'après ce journal russe, &quot;l'idée générale est la &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;suivante : nous n'avons pas besoin des valeurs étrangères &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;libérales occidentales, qui n'incluent pas la notion de péché, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;nous rejetons 'les idées contraires aux représentations &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;morales chrétiennes mais aussi traditionnelles de l'homme'&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cela se résume à une définition très répandue dans &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'orthodoxie russe : &quot;Le libéralisme est l'idéologie de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'Antéchrist.&quot; Et le journal de s'interroger : &quot;L'Eglise orthodoxe &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;de Russie n'appelle-t-elle pas à la création d'un système &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;politique fondé sur les principes religieux fondamentaux et le &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;rejet de l'Occident ?&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour l'Ejenedelny Journal, l'ambition de réviser le concept de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;droits de l'homme était déjà inscrite au programme du &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;précédent Concile mondial du peuple russe, qui demandait &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;s'il existe des valeurs supérieures aux droits et aux libertés &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;de l'homme&quot;. &quot;D'un concile à l'autre&quot;, l'Ejenedelny Journal &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;souligne que &quot;c'est précisément à travers sa conception des &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;droits de l'homme que le patriarcat de Moscou place les &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;espoirs de la 'mission de la Russie au XXIe siècle'&quot;. Si l'Eglise &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;orthodoxe russe rejette officiellement l'avortement, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'homosexualité et l'euthanasie, elle se prononce beaucoup &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;moins sur les problèmes de la xénophobie et du nationalisme, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;fait remarquer le journal. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De fait, le Concile mondial du peuple russe propose &quot;une &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;alternative orthodoxe à la Déclaration universelle des droits &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;l'Organisation des Nations unies le 10 décembre 1948&quot;, fait &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;observer le Moskovski Komsomolets. Sauf que &quot;le caractère &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;multiconfessionnel et laïc de l'Etat russe interdit que cette &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;déclaration fasse œuvre de loi&quot;. Par ailleurs, une telle &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;éventualité contredirait les engagements internationaux de la &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Russie. Reste que &quot;la hiérarchie orthodoxe russe utilise au &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;maximum son rôle social&quot;, commente le journal. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Gazeta.ru élargit le débat au niveau international, opposant &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;les &quot;conservateurs religieux&quot;, qui veulent accroître l'influence &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;de la religion sur la société, aux &quot;partisans de la &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;sécularisation&quot;, qui veulent la réduire. &quot;En Russie, ces &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;problèmes n'intéressent pas la majorité silencieuse. Elle ne va &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;pas à l'église comme, disons, en Italie, mais ne se bat pas non &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;plus pour la sécularisation, comme en Espagne.&quot; Selon le &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;journal en ligne, il existe bien &quot;un petit groupe de défenseurs &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;des droits de l'homme partisans de la sécularisation et une &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;poignée d'intellectuels sympathisants&quot; qui se montrent &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;inquiets des assauts de l'Eglise orthodoxe russe. Mais, &quot;pour &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;tous les autres, le terme d'anticléricalisme suscite une &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;incompréhension bon enfant et celui de Dieu une indifférence &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;respectueuse&quot;. Soulignant que 3 % de la population russe &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;seulement se rend régulièrement à l'église, Gazeta.ru en &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;conclut que &quot;l'unique destinataire du Concile est le Kremlin, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;qui désapprouve également fortement les défenseurs russes &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;des droits de l'homme&quot;.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;Philippe Randrianarimanana&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61675&quot;&gt;http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61675&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;amp;provenance=accueil&amp;amp;bloc=06&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Your existence is a miracle, so why are you so miserable? P91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/03/10#122594</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;The simple fact that you are here to read these words is a mind-boggling stroke of luck. The chances of your ever existing were so tiny as to be almost insignificant. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Think about it for a moment. You are the product of the combination of one particular sperm with one particular egg. You probably already know that there were two hundred million other sperm competing at that particular moment for the particular egg that produced you. And that if any of them won the race rather than you, you would never have existed.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;But that is just one in a long string of lucky breaks that led to your birth. What if your parents had decided not to make love on the particular night of your conception and rather, had waited for a few weeks until after your mother’s period? What if they had never met? What if you’re mother became sick during pregnancy, causing her to miscarry? What if your grandmother had done so when she was pregnant with your mother? What if the social gathering that your great-great grandparents met at had been cancelled due to bad weather? What if your great-great-great-great grandfather had decided not to migrate to the country where he met his wife and had children?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;You would never have existed.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;When you look back at the history leading up to your birth, the amount of chance encounters and lucky breaks are astonishing. Each of your ancestors had to conceive at exactly the right point, at exactly the right time, using exactly the right sperm and exactly the right egg, with exactly the right partner. All this took place across the long, chaotic and bloody history of humanity; through wars, epidemics, floods, droughts, famine and pestilence, your ancestors kept meeting up and conceiving. Depending on your view of how we came to be on this planet in the first place, this went on for at least tens of thousands, and possibly millions or billions of years.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;The chances of you winning the lottery one hundred times in a row are greater than those of you ever being born. And yet, here you are.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;It’s astonishing.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;The very fact that you exist is nothing short of a miracle of good fortune. And surely to have lived and experienced is better than to have never existed at all. For that one thing, you should be eternally grateful to whichever cosmic forces made it happen. The miracle of your birth makes every other event in your life virtually insignificant by comparison.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Despite this, and even if you realise it, this knowledge is not enough to prevent you from falling into misery. In fact, rich or poor, young or old, beautiful or ugly, misery seems to follow humanity with the tenacity of our own shadows. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Why is this? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;We’ve been blessed with the most astonishing miracle ever created – that of existence – and yet we can’t seem to use it to make ourselves happy. It’s as if some huge cosmic joke is being played upon us. We’ve been given the prize, but it’s not as good as we imagined it would be. And isn’t that the real problem – we can imagine things being even better than they already are?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;We are unbelievably lucky to exist, but what type of existence is it? If the fossil records are to be believed, most of our existence has been lived in circumstances little better than animals. A few hundreds of thousands of years ago, modern humans were unceremoniously dumped naked in the dust of this planet. Like wild beasts, we scratched a living out of the planet, with day to day survival a struggle against hunger, disease, cold and violence. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;The cavemen that we see pictures of in books were essentially the same as us. They were just unfortunate enough to be born early on in our existence when life was more difficult.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;For through our own ingenuity, humanity has gradually lifted ourselves out of that dust. With nothing more than the rocks, water, animals and plants we found here on our arrival, we have used our brains to achieve astonishing feats. Starting with the discovery of agriculture some eight thousand years ago; we’ve now built cities and jet airlines, cured diseases, created great works of art, and put a man on the moon. From our humble beginnings as hunters and gatherers, we’ve achieved a mastery over reality that animals do not even have the intelligence to dream of.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;And yet still we aren’t satisfied. No matter how far we come, we are still a long way from where we imagine we could be. Nothing will ever truly make us happy except a perfect existence. Even if we cannot imagine such an existence in concrete terms, we are all aware that the possibility exists. We are haunted constantly with the realisation of just how much better things could be. And deep down, we know that this state of perfect existence will be forever beyond our reach – at least – it will within the short span of our lives.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;And so we have to resign ourselves to the reality in which we find ourselves. We will never be all powerful, irresistibly attractive, loved by all, and rich beyond all need or want. No matter what treasures and benefits life showers upon us, they will never provide anything more than temporary satisfaction, for the dream of a perfect existence will never be far from our minds.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Yet all is not lost. We still have the greatest gift ever provided – that of existence. We have power over a great many factors in our lives, and with it the self-awareness and free will that makes such power worth having.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.shoutwire.com/viewstory/6093/&quot;&gt;http://www.shoutwire.com/viewstory/6093/&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Guérison Boudhique  p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/03/02#122135</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Souffrances: Contempler l'unité de cette souffrance et de&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; celui qui en fait l'expérience, sans s'adopter&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; soi-même( celui qui ressent) ni rejeter la&amp;nbsp; douleur.&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;La souffrance et le soi se dissoudront dans l'espace du grand symbole.&amp;nbsp; On tranche ainsi les liens d'attachement au soi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Torpeur: garder votre esprit et le concentrer énergiquement,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; entièrement, sans distration au niveau du coeur.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Relâchement&lt;BR&gt;ou exitation: surveillez votre esprit et concentrer le&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; énergiquement, entièrement, sans distraction au niveau du nombril.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Guérir(corps ou esprit):&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Solide confiance&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Prières sincères&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Images mentales&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; + identifier(distinguer clairement) maladie ou&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; émotion négative.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; + avant de visualiser comprendre ce qu'est&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; l'esprit et la cause de ses problèmes .&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Boue: Visualiser la maladie sous la forme de boue, puis&amp;nbsp; purifier cette image négative au moyen d'énergies bienfaisantes ayant l'aspect de nectars ou de lumières.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette lumière et ce nectar peuvent émaner du Bouddha&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de Jésus le plus grand guérisseur,du soleil Divin ...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;Prière: Puissent toutes impuretés être brûlées par le feu de&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; sagesse,emportés par le vent puissant et purifiés par&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; le nectar.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Cause : la seule cause de la souffrance est l'attachement au&amp;nbsp; soi avec les émotions négatives qui en découlent(&amp;nbsp; désir, haine...) Si je renonce au soi, il y a encore un je, il s'agit seulement de contempler le soi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Conscience: du corps ( sensations physiques)&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de l'esprit( sentiments ou pensées)&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; des phénomènes(notre présence dans l'univers..)&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de façon spacieuse, ouverte, sans attachement&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; conceptuel ni conflit émotionnel.&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Détachement:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; observer circonstances favorables et défavorables.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; observer gens, amis.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; observer ples prodiges des quatre éléments.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; oberver son pays, sa maison ses biens.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;Solitude: aide à dissoudre les concepts rigides&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; et rendre la contemplation plus profonde.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Esprit:Tout état mental ou phénomène extérieur n'est que&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; projection et désignation mentale.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Toutes choses ne sont que productions magiques de&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; l'esprit.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ce qui est libéré c'est l'esprit; ce qui est asservi, c'est&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; encore l'esprit.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Shantideva: Quand vous avez compris &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu'il n'y a ni sujet sentant&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ni rien qui soit ressenti,&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comment le désir ne se dissiperait-il pas?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La haine est de tous les maux le pire.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il n'est de mérite qui la patience vaille.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La meilleure des richesse est le don.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le plus grand bonheur est le bonheur de l'esprit.&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;L'attachement : source des émotions négatives.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Ignorance:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -Réalité de notre monde transitoire cachée par&amp;nbsp; l'absortion dans nos problèmes.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -Difficulté à comprendre ce que nous sommes réellement,&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -Et la grande nature ouverte de toutes choses.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Patiente: Elle consiste à laisser les choses telles qu'elles sont,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; sans rejeter telle ou telle circonstance, telle ou telle émotion, sans non plus s'attacher à elles, mais en&amp;nbsp; laissant simplement les phénomènes surgir et disparaître.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Quatre tsunamis par mois p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/02/28#121990</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Louise Fecteau&lt;BR&gt;Saint-Jean-sur-Richelieu, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Chaque jour dans le monde, 29 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies curables. En cette ère de technologies, de communications, de voyages organisés, de budgets occidentaux annuels dans les milliards de dollars, chaque jour, 29 000 petits enfants meurent de soif, de faim, de diarrhées, de rougeole.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous sommes préoccupés par nos nids-de-poule, nos trottoirs glacés, le prix de nos bouteilles de vin. D'autres se demandent si leur fils tiendra jusqu'au matin. Je vous entend me dire : chacun ses problèmes. Tout à fait vrai. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans le premier cas, des solutions sont à portée de mains : l'efficacité, des choix éclairés, la retenue peut-être, devraient nous permettre de survivre. Dans les pays où un enfant sur cinq ne fêtera pas son cinquième anniversaire, où le revenu moyen des ménages est de 200 $ par année, les défis semblent insurmontables. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous nous laissons émouvoir à la vue d'une baleine agonisant dans la Tamise, mais demeurons insensibles à quarante crashs d'avions remplis d'enfants quotidiennement. Nous tolérons sept World Trade Center de garderies qui s'écroulent, sans fracas, chaque jour. Quatre tsunamis balayant des cours d'écoles tous les mois. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme si le Québec entier disparaissait de la carte avant la fin de l'année... Désolé, rien à faire, ça ne passe pas... &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.ledevoir.com/2006/02/27/103029.html&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2006/02/27/103029.html&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;via- Un article touchant&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;http://personnelise.monblogue.com/&quot;&gt;http://personnelise.monblogue.com/&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le sacré et le religieux  p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/02/17#121241</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;Jean-Claude Hétu&lt;BR&gt;Longueuil, l &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il me semble que dans le débat sur les caricatures de Mahomet, les propos qu'on entend ne soulignent pas suffisamment qu'il ne faut pas confondre le sacré et le religieux. D'abord, il faut reconnaître que l'expérience du sacré est certes un fait important chez les humains mais aussi qu'elle est très diverse dans les formes qu'elle prend. Elle exprime le rapport de l'humain avec une totalité qui le dépasse, soit une perspective cosmique. Elle invite à l'humilité tout en procurant à l'individu une énergie toute positive. L'expérience du sacré mérite effectivement le respect. La religion, par contre, est un phénomène anthropologique ou socioculturel qui relie un groupe d'humains autour de croyances en utilisant leur ouverture au sacré. Confondre croyances et sacré, c'est ce que la société laïque de l'Occident moderne refuse de faire. Les croyances sont relatives à une époque et traduisent une vision anthropologique du sacré. Toute croyance peut être contestée et même ridiculisée; on ne peut donc interdire de caricaturer des croyances au nom du sacré puisque ce sont deux réalités bien distinctes. [...]&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'Occident moderne défend par ailleurs l'idée voulant que l'être humain doive impérativement être respecté. C'est le rôle de la Charte des droits de la personne. On pourrait dire que, pour l'Occident, l'humain, l'individu ou chaque personne est l'incarnation contemporaine du sacré. Respecter le sacré, c'est d'abord et avant tout respecter chaque personne. En ce sens, si des humains sont blessés par des caricatures, nous devons le prendre en compte, mais pas au nom de leurs croyances relatives au Christ ou à Mahomet, plutôt au nom des droits de la personne.[...] &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.ledevoir.com/2006/02/17/102305.html&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2006/02/17/102305.html&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Croire peut-il guérir?  p91</title> 

						<link>http://hum-hum.monblogue.com/2006/02/06#120599</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;L'essence de la spiritualité &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le pouvoir de l'esprit&lt;BR&gt;Croire peut-il guérir?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pauline Gravel&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les scientifiques s'intéressent de plus en plus aux effets de la spiritualité sur la santé. Le dalaï-lama a même été invité cet automne à prendre la parole à l'ouverture du plus important congrès de neurosciences au monde, qui se tenait à Washington. La spiritualité, peu importe les formes qu'elle peut prendre, comme la pratique d'une religion, la prière ou la méditation, semble en effet posséder des vertus salutaires sur le cerveau, voire le corps tout entier.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;«En nous donnant une sorte d’impression de connexion avec l’univers, de compréhension que nous suivons un chemin qui mène quelque part [...], le spirituel apporte la sérénité. Or, chaque fois que la sérénité est meilleure, le système immunitaire marche mieux.»&lt;BR&gt;Jacques Nadeau &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;«Le fait de croire au bon Dieu est probablement mieux que de ne pas y croire, non pas parce que Celui-ci vous guérit, mais parce que cela vous met dans une attitude plus positive», affirme le Dr Maurice Dongier, ancien directeur du Centre de recherche de l'hôpital Douglas et professeur de psychiatrie à l'université McGill. «Or une attitude positive accroît les défenses immunitaires alors qu'une attitude négative les diminue.» &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le rôle de l'espoir &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Plusieurs études confirment en effet que les personnes qui croient en Dieu peuvent se remettre mieux et se rétablir plus rapidement d'une maladie. Selon l'une d'elles effectuée en 1995 par le Dr Thomas E. Oxman, de la Darmouth Medical School à Lebanon, au New Hampshire, des hommes de plus de 55 ans ayant subi une chirurgie cardiaque et qui ne tiraient aucun réconfort ou aucune force morale de la religion couraient trois fois plus de risques de décéder dans les six mois suivant l'opération que ceux, fervents croyants, qui affirmaient le contraire. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«L'espoir joue probablement un rôle dans ce phénomène, car la religion et les croyances d'ordre spirituel aident les gens à introduire une touche d'espoir dans leur vie même lorsqu'ils font face à quelque chose de sérieux», affirme la Dre Christina Puchalski, directrice du Washington Institute for Spirituality and Health. «Or plusieurs études ont montré que l'espoir a un impact sur le niveau de stress; les personnes qui sont plus optimistes tendent à présenter des niveaux de stress moins élevés. L'hypothèse est que les croyances religieuses ou spirituelles, en influençant la vision de la vie, peuvent aider les personnes à mieux supporter le stress.» &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;«L'essence de la spiritualité ne consiste pas à croire en un dieu particulier mais en quelque chose de plus grand que soi qui contrôle l'univers», précise le psychologue Oakley Ray, de l'université Vanderbilt à &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Nashville, au Tennessee. «Croire que nous ne représentons qu'une toute petite partie de l'univers a un effet bénéfique sur la physiologie.» La spiritualité n'a rien à voir avec les formalités rattachées à la pratique d'une religion, comme la confession et la participation à la messe tous les dimanches, souligne-t-il. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«En nous donnant une sorte d'impression de connexion avec l'univers, de compréhension que nous suivons un chemin qui mène quelque part, que notre vie n'est pas seulement du mouvement brownien [ou désordonné] mais qu'elle a un sens, le spirituel apporte la sérénité, souligne le Dr Patrick Vinay, du CHUM. Or, chaque fois que la sérénité est meilleure, le système immunitaire marche mieux.» &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Sur cette main spirituelle, on peut toutefois avoir un gant religieux. Le religieux est une sorte de culture du spirituel. Or certaines personnes vont plutôt puiser dans leurs croyances religieuses ce fort sentiment de connexion, poursuit-il. &quot;Il existe un bon Dieu et Il s'occupe de moi&quot;, se disent ces personnes. Le religieux leur donne donc confiance dans l'avenir et leur procure la sérénité. Dans la mesure où la religion et la prière sont une source de réconfort et exercent un effet positif sur la sérénité, on pourra montrer que ça aide à la guérison.» &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La prière &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Il n'existe aucune donnée vraiment convaincante prouvant que les prières faites à l'intention d'un malade à son insu ont un effet favorable sur sa santé», affirme Oakley Ray, qui a effectué une revue exhaustive de la littérature scientifique. «Par contre, si le malade est prévenu que l'on priera pour l